Saison 2007
Festival des Abbayes en Lorraine Senones Moyenmoutier Etival
 

Quelques repères

...Souvenir
et fondations lorraines


Le souvenir de dom Augustin Calmet

Dom Augustin Calmet mourut à l’abbaye de Senones, à l’âge de 85 ans, le 25 octobre 1757. L’éclat de la direction intellectuelle qu’il avait su donner à son abbaye fut aussitôt salué par la biographie que lui consacra dom Augustin Fangé, abbé de Senones (1757-1784), son neveu et son successeur, dès 1762, publiée à Senones chez l’imprimeur Joseph Pariset, qu’il ponctue d’un catalogue raisonné de tous les écrits de son prédécesseur.

Pour autant, les XIXe et XXe siècles n’ont pas toujours couvert d’éloges l’œuvre du bénédictin. Le Dictionnaire de Bouillet, au XIXe siècle, indique qu’on ne peut refuser à Calmet une « érudition immense, mais [que] son style est lourd, diffus, incorrect, et [que] l’auteur manque souvent de critique et de méthode ». Le Dictionnaire de la Bible, en 1899, lui reproche de passer « trop légèrement sur les textes difficiles ». Les travaux récents, portant sur les sources de l’érudition de dom Calmet ou sur son réseau intellectuel et institutionnel, à travers l’étude de sa correspondance passive notamment, contribuent aujourd’hui à porter à nouveau sur dom Calmet et sur son œuvre théologique et historique un regard moins catégorique et plus nuancé.

La diffusion de l’Éloge historique de D. A. Calmet, abbé de Senones, publié par L. Maggiolo [Nancy, 1839] contribua à maintenir la mémoire de l’homme illustre. En septembre 1868, Frédéric Seillière, ingénieur civil, membre de la Société d’émulation des Vosges et de la Société d’archéologie lorraine, fit entreprendre des fouilles sous le pavé de la tour de l’église pour retrouver les restes de dom Calmet. Les médecins Jacquot et Maréchal, de Senones, dressèrent l’inventaire complet des ossements recueillis et reconstituèrent le squelette de dom Calmet. Le tombeau élevé par les soins de dom Fangé, en 1759, avait disparu à la Révolution, à l’exception de son épitaphe, gravée sur marbre. En 1873, grâce aux fonds récoltés par souscription publique [Courrier des Vosges, 20 septembre 1868], un nouveau monument funéraire put être érigé dans l’église abbatiale. Dessiné par Prosper Morey (1805-1886), architecte de la ville de Nancy et Grand Prix de Rome, il fut en partie exécuté par le sculpteur Alexandre Falguière (1831-1900).

Mgr Freppel, évêque d’Angers, prononça le discours inaugural.

La valorisation de la figure de dom Calmet dans ces années 1860-1870 encouragea également la publication de plusieurs de ses écrits demeurés jusqu’alors inédits. L’imprimeur et typographe Humbert, à Saint-Dié, s’en fit une spécialité et publia, en 1876, son traité intitulé Des divinités païennes adorées autrefois dans la Lorraine et dans d’autres pays voisins et de l’origine du jeu de cartes, avec une préface sur les manuscrits de dom Calmet de l’avocat F. Dinago, puis, en 1877, son Origine de la cérémonie du Roy-boit et Conjectures sur les coquillages qu’on trouve sous la terre et sur les montagnes, annotés par Dinago, ou encore son Histoire de l’abbaye de Senones, continuée par Dom Fangé (1877-1881). À Colmar également, c’est en 1882 que fut publiée pour la première fois son Histoire de l’abbaye de Munster.


Un partie de la grande bibliothèque de l'abbaye de Senones, occupée aujourd'hui par les ateliers de Salm2(université suisse).


Les fondations lorraines de dom Augustin Calmet

Cette exposition est l’occasion de présenter deux témoignages importants des nombreuses fondations laissées par dom Calmet en Lorraine.

À Senones même, il fonda un établissement hospitalier en 1741 qui, devenu hôpital militaire en 1794, sera supprimé en 1817 pour insuffisance de ressources, et sut le placer sous la tutelle des princes de Salm, qui continueront, même après sa mort, à contribuer au bon fonctionnement et à l’augmentation des revenus de l’établissement.

Persuadé que l’éducation conduirait à améliorer la condition sociale des jeunes Lorrains, il proposa, en 1750 de réunir le prieuré de Mervaville au monastère de Notre-Dame du Breuil, près de Commercy (Meuse), et d’y fonder une école d’enseignement gratuit du latin, destinée aux enfants de Commercy, jusqu’à la classe de rhétorique. C’est au collège du Breuil que le jeune Antoine Calmet avait commencé ses études dans les années 1680.


Archives Départementales des Vosges


Texte Isabelle Chave, Directrice des Archives Départementales des Vosges

Compte-rendu des journées


Le Festival des Abbayes a consacré cette année à la musique Baroque autour du thème l'Europe Baroque, Dom Calmet esprit Européen au siècle des Lumières.

Un occasion unique d'inviter de grands ensembles venus d'Europe entière que vous pourrez découvrir dans nos pages Festival.

Festival et manifestations autour de cet évènement dom Calmet ont attiré environs 3000 personnes dont 800 pour les seules conférences et expositions.

Les conférences ont rassemblé pour chacune d'entre elles une centaine de personnes. trés beau succés également pour les visites guidées, Vêpres et repas XVIII, mais qui en aurait douté?



En pays de Lorraine, on n'en oublie pas qu'on est
anglais...pour une petite partie de cricket dans la grande cour de l'abbayes.



Christian Simon (clavecin) et Francis Schaeffer (flûte)
ont interprèté des oeuvres de Corelli et Haendel
dans les salons du palais abbatial



Dire au bistro...devant plus de 70 personnes, les membres de Scène2 ont lu quelques textes relatifs aux "Vampires",
le best seller actuel de Dom Calmet




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ville de Senones