Samedi 11 août | 20.30 | Abbatiale d'Etival


LE PARLEMENT DE MUSIQUE
Direction. Martin Gester
Lunda Siqueira, soprano
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Sacha Hatala, soprano
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ensemble metamorphoses

LE PARLEMENT DE MUSIQUE

Direction.
Martin Gester

Musiciens.
Meike Augustin, violon 1
Oliver Briand, violon 2
Joanna Michalak, alto
Patrick Langot, violoncelle
Elodie Peudepièce, contrebasse
Manuel De Grange, théorbe

Créé en 1990, à Strasbourg, par Martin Gester, le Parlement de Musique est un ensemble de solistes chanteurs et instrumentistes extensible jusqu’à l’orchestre avec choeur. Il défend le répertoire baroque et classique sous toutes ses formes, faisant alterner création et relecture du répertoire.

Le Parlement de Musique a réalisé un nombre important de recréations marquantes dont la plupart ont suscité l’enthousiasme de la critique, notamment Charpentier : premières Leçons de Ténèbres; Histoires sacrées; Te Deum et Grands Motets (bien que souvent enregistré, présenté par Diapason et plusieurs tribunes de critiques comme “version de référence”); S. de Brossard, S. Capricornus : premiers enregistrements ; Lamentazioni d’A. Scarlatti et Vêpres de G.B. Bassani (Prix de la Fondazione Cini, Venise) - Concertos pour orgue de J.-S. Bach - Passion selon St Mathieu anonyme de la Bibliothèque d’Uppsala (l’un des enregistrements les plus primés de l’histoire : Diapason d’or de l’année, Grand Prix du Disque lyrique, Prix de l’Académie Charles Cros, Palmarès des Palmarès ; page spéciale d’Early Music...), oratorios de Carissimi, de Caldara (La Passione di Nostro Signore, La Conversion de Clovis, L’Annunziata) et de Scarlatti (La Giuditta); Symphonies et concertos de Saint George.

Fort de cette expérience, l’ensemble se consacre à part égale à la relecture du répertoire de Monteverdi à Mozart et, de plus en plus, aborde la musique lyrique et la musique concertante de l’époque préclassique et classique (CPE Bach, Saint George, Sacchini, Gluck, Schobert, Mozart, Haydn).

Après avoir collaboré avec OPUS 111, le Parlement de Musique a enregistré pour Accord, Assai, ainsi qu’une série autour de l’orgue concertant pour Tempéraments. Récemment, l’ oratorio La Giuditta a inauguré une nouvelle ligne avec le label Ambronay-(distr. Harmonia Mundi).
Le Parlement de Musique est partenaire privilégié du Centre de Musique Baroque de Versailles pour la recréation du répertoire baroque et classique français (lors, notamment, des Grandes Journées consacrées à M.-A. Charpentier, à F. Couperin, à Jacquet de la Guerre, à Lalande et, prochainement, lors du XXe anniversaire du Centre), et compte parmi ses partenaires réguliers le Festival de Saint Michel en Thiérache, le Festival d’Ambronay, le Festival de Sablé sur Sarthe, le Festival de Musique Sacrée de Lourdes, parmi d’ autres.
Par ailleurs, les saisons dernièr es ont vu le Parlement de Musique dans des programmes fastueux (Bach : Oratorio de Noël , Mozart : Messe du Couronnement, A. Scarlatti : La Giuditta) au Théâtre des Champs Elysées, au Festival Haendel de Halle, aux festivals de Zamora (Espagne), de la Chaise Dieu, de l’Abbaye de Lessay, aux Victoires de la Musique Classique 2006 comme ensemble invité.

L’année à venir le verra dans la Saison du Théâtre du Châtelet (Paris), au Palais Royal du Château de Versailles, au Festival de Montpellier-Radio-France...




Martin Gester, direction


Venu à la musique par le chant et la polyphonie, puis par l’orgue et le clavecin, après des études musicales et littéraires au Conservatoire et à l’Université de Strasbourg, et plusieurs enregistrements consacrés à l’orgue et à J.S. Bach, Martin Gester fonde, à Strasbourg, en 1990. Le Parlement de Musique, lieu d’application de ses recherches.

Se consacrant dès lors à l’important travail de recréation et de production lié à cet ensemble, il est de plus en plus régulièrement invité à diriger des productions extérieures (Nederlandse Bach Vereniging , Musica Aeterna Bratislava, Collegium Vocale de Gand & Chapelle Royale, Orchestre des Pays de Savoie, Orchestre Symphonique de Mulhouse, Orchestre symphonique de Torun/Pologne, New York Collegium, Anima & Corpo-Barcelona, CNSM de Paris, et, plus spécialement, Arte dei Suonatori, orchestre baroque polonais, dont il est un chef privilégié et régulier) tout en poursuivant son activité de soliste à l’orgue et de partenaire claveciniste ou pianofortiste.

En soliste ou à la tête du Parlement de Musique, il a réalisé une cinquantaine d’enregistrements.

En tant que pédagogue, il enseigne l’interprétation du répertoire baroque au Conservatoire de Strasbourg et intervient régulièrement dans diverses académies ou institutions pour des cours d’interprétation.

De plus en plus, son activité s’oriente vers l’interprétation de la musique lyrique dans les genres les plus divers : oratorio, opéra, cantate.

En 2001, Martin Gester a été nommé Chevalier des Arts et Lettres par le Ministre de la Culture – et, récemment, (unique Français à l’avoir jamais été) distingué par le Ministère de la Culture Polonais pour son travail au service de la musique en Pologne – à la direction musicale d’Arte dei Suonatori.


Le Parlement de Musique est subventionné par /
Le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Alsace)
Strasbourg Ville de Culture
La Région Alsace
Le Conseil Général du Bas-Rhin


"Concert à l'Ospedale"
Venise au XVIIIe Siècle | 20.30

N. Jommelli


Charles de Brosses, de passage à Venise, disait que "l’affolement de la nation pour la musique est inconcevable".

Jean Jacques Rousseau , lui, quand il entendit un concert à l’ Ospedale dei Mendicanti – l’un de ces endroits où, d’enfants recueillis, on faisait des musiciennes virtuoses – dit redouter de découvrir les visages de telles merveilles – elles étaient cachées par une guérite – craignant que leur apparence ne puisse être à l’image de leur chant de sirènes.

Pour ces prodiges qui cultivaient avant l’heure un art consommé du bel canto, Vivaldi, Jommelli, Latilla parmi d’autres écrivirent certaines de leurs plus belles pages. Tristes ou jubilatoires, c’est toujours une exaltation de la voix, de la grâce, et de la fusion de la musique et du théâtre à l’église.
Le chœur de l’Ospedale des Mendicanti compta en moyenne soixante-quinze musiciennes, toutes choisies à l’origine parmi les orphelines recueillies dans l’institution. Avec le temps, furent de plus en plus nombreuses, tandis que l’on opérait le recrutement des musiciennes sur des critères de talent et non plus de pauvreté.

Les musiciennes qui choisissaient de rester toute leur vie à l’ospedale devenaient généralement professeurs de musique et parfois prieure. Les musiciennes qui le souhaitaient pouvaient également quitter l’ospedale pour entrer en religion ou se marier à la condition expresse qu’elles ne se produiraient jamais sur les scènes de théâtre.

La vie quotidienne dans les ospedali était organisée autour des offices religieux et les orphelines hébergées dans l’institution recevaient donc une instruction musicale dans le seul but d’accompagner la liturgie.

Chaque année, un nouvel oratorio était composé par le maître de chœur de l’ospedale.(1)


// Antonio Vivaldi / Stabat Mater


C’est une image peu religieuse que nous avons du prêtre roux incontestablement associé aux concertos, aux Quatre Saisons en particulier. On oublie que beaucoup de ces œuvres étaient composées en vue d’une exécution dans une église. Vivaldi a passé en effet de longues périodes de sa vie à enseigner et à écrire pour l’Ospedale. C’est ainsi que l’Ospedale était devenu le théâtre de manifestations musicales de haut vol, dans lesquelles s’inséraient des concertos que rien ne distinguait de ceux entendus dans les palais ou les théâtres.


Antonio Vivaldi /
Stabat Mater & Sonata al Santo Sepolcro

Niccolò Jommelli
/
Fuge, o misera columba

Giuseppe Sammartini
/
Concerto pour orgue et cordes en la majeur

Gaetano Latilla
/
Salve Regina pour soprano & alto (recréation)


(1) La vie musicale à l’ospedale di San Lazzaro e dei Mendicanti, à Venise (1600-1797) Caroline GIRON | http://theses.enc.sorbonne.fr/document147.html